Book Cover: Pourquoi l'Europe?
Parte di 1959 series:
  • Pourquoi l'Europe?

La revue 'Réalités' a consacré en juin 1959 un numéro spécial à l’Europe, un peu plus d’un an après l’entrée en vigueur des traités de Rome. Le numéro s’attache au fil des pages à démontrer les atouts et les forces de l’Europe unie, et envisage les développements futurs. Il ouvre néanmoins ses colonnes à quatre grandes personnalités 'qui n’étaient pas d’accord'.

Ludwig Erhard, alors Ministre de l’économie de la République fédérale d’Allemagne - et futur chancelier - ne conteste pas la nécessité d’une Europe unie ; au contraire, il formule déjà l’idée qu’une Europe économique ne saurait être viable sans une unité politique plus forte, une fédération à l’image de la RFA. Il s’insurge aussi contre le caractère 'mystique' que les plus ardents défenseurs de la Communauté européenne prêtent à ses institutions : elles n’ont pas, selon lui, la légitimité suffisante pour emporter l’adhésion des populations, ni s’opposer à la création de cartels industriels.

Pierre Mendès France partage ces deux dernières préoccupations. L’ancien Président du Conseil des ministres français voit également deux objectifs à atteindre pour que la construction soit une réussite : vaincre les égoïsmes des Etats membres et s’ouvrir aux pays qui ne le sont pas encore.

Quant à l’écrivain François Mauriac, ce qui le préoccupe c’est le rôle hégémonique que pourrait prendre en Europe une Allemagne possiblement réunifiée ; et il ne croit pas à la volonté de l’Angleterre de s’intégrer au projet européen. Comme en réponse, Peter Tennant, directeur des relations extérieures de la Fédération des industries britanniques, rejette le soupçon que son pays veuille 'saboter' le Marché commun.

Mémoires

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Set 17, 2020

Cet ouvrage est écrit avec la collaboration de Jean-Louis Arnaud.

Le cas Delors est unique dans le paysage politique français. Il est certainement le seul homme à avoir refusé de se présenter aux élections alors que les sondages le donnaient favori aux présidentielles. Ces 500 pages témoignent d’une certaine idée de la politique, plus morale que pugnace, plus partageuse qu’ambitieuse.

Delors nous livre ses souvenirs sous forme d'un entretien avec l'écrivain Jean-Louis Arnaud. Il revient sur l'ensemble de son parcours intellectuel, syndical et politique, de ses engagements syndicaux de jeunesse jusqu'au groupe de réflexion 'Notre Europe' en passant par le ministère des Finances, le Parlement européen, la Commission européenne et l'UNESCO. Son héritage est considérable. On lui doit le projet de la 'nouvelle société' qui fit entrer la France dans une vraie modernité, (idée du SMIC, politique contractuelle dans le secteur public, formation permanente) et, au niveau européen, les notions de marché unique, d’espace sans frontière et de zone euro.

Sa position de Président de la Commission européenne durant dix ans lui a permis de mener une politique collégiale et de mettre en pratique la méthode communautaire, mélange de compromis et de volonté commune d'aller de l'avant. Un quart de siècle après Monnet, Schuman et Spaak, Jacques Delors fait partie de cette deuxième génération de pères de l'Europe, celle de l'Union économique et monétaire et de la bataille pour l'Union politique.

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Book Cover: Memorandum sur l'organisation d'un régime d'union fédérale européenne
Parte di 1930 series:
  • Memorandum sur l'organisation d'un régime d'union fédérale européenne
Editions:Digitale (French)
Pages: 16

Dans ce célèbre discours du 5 septembre 1929, le 'président du Conseil' français, également Ministre des affaires étrangères, se prononce devant l’Assemblée de la 'Société des Nations' (SDN) à Genève en faveur de la future mise en place d’un 'lien fédéral' entre les pays européens. Cette 'Union européenne', réservée aux États européens membres de la SDN, devait être une association d’États exerçant son activité en coordination et dans le cadre de la SDN. Concrètement, il s’agissait d'établir un 'Marché commun' permettant un rapprochement des économies européennes via une 'Union douanière'. A la suite de ce mémorandum, une réunion des États européens devait être organisée pour délibérer de ces propositions. Elle n’eut jamais lieu. Le projet allait se heurter, en France comme dans le reste de l’Europe, à des résistances nationalistes de plus en plus fortes. La crise économique allait emporter l'idée.

Book Cover: Aperçu sur le développement de l’intégration européenne
Parte di 1957 series:
  • Aperçu sur le développement de l’intégration européenne

Ce livre retrace l'histoire de l'intégration européenne depuis la création de la CECA jusqu'à la signature des traités de Rome. Publié en 1957, avant la ratification de ces derniers, l'ouvrage raconte les tenants et aboutissants de l'idée européenne dans le contexte de l'après-guerre.

Dans les années 50, deux idées d'Europe font leur chemin parmi les dirigeants des six pays européens fondateurs: l'idée d'une intégration politique à travers la ratification de la Communauté européenne de la défense (CED), privilégiée par la France et l'Allemagne, et l'idée d'une intégration économique défendue par le Benelux et l'Italie. Mais le rejet de la CED par l'Assemblée nationale française en août 1954 met fin au projet d'intégration politique.

Des discussions sont alors engagées pour relancer l'idée européenne. La voie d'une intégration économique est confirmée mais les opinions divergent concernant la méthode. Commencer par une intégration sectorielle de l'énergie et des transports ou bien privilégier la réalisation d'une union économique par la voie d'une union douanière et la création d'une structure supranationale. En 1952, J.W. Beyen a déjà proposé un plan qui comprend la création d'une communauté tarifaire et d'un tarif commun extérieur, l'abolition des obstacles qui existent dans le commerce, l'établissement d'une politique commune dans le domaine économique et social, le transfert de souveraineté à une autorité supranationale indépendante et la mise en place d'une chambre européenne regroupant des parlementaires nationaux.

Ce plan sera à la base du projet Benelux sur la coopération économique européenne, préparé par P.H. Spaak et J.W. Beyen et présenté lors de la conférence de Messine en juin 1955.

Celle-ci marque une nouvelle étape dans la construction européenne qui sera couronnée par la signature des traités de Rome en 1957. Sa résolution finale annonce que l'intégration européenne devrait être atteinte "d'une part, par la coopération organisée dans des secteurs spécifiques de l'économie, comme les transports et l'énergie…, et puis, généralement, en créant un marché commun général par l'abolition graduelle de tous les obstacles au commerce dans la zone des pays participants". Les fondements de l’Union européenne sont ainsi posés.

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